Partie 8.1

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    Partie 8.1

    Message par Admin le Mar 8 Avr - 22:22

    — Une forteresse ne se trouve pas très loin, informa Freïhr. Dans cette direction, indiqua t'il de son index ponter sur des collines. Nous pouvons y trouver refuge afin d'attendre les premières lueurs du jour pour reprendre la route en sécurité.
    — Qu'en pensez vous, dit Ashélia se tournant vers ses amis.
    — Je suis indifférente, pour ma part, dit Hélène, je te suivrai quel que soit tes décisions.
    — Je suis d'accord avec la proposition de Freïhr, appuya Amélia, je pense qu'il serait plus raisonnable d'attendre le lever du jour que de voyager de nuit où l'obscurité semble être menaçante.
    — Tu as plutôt peur du noir, taquina Hélène.
    — Non pas du tout, répliqua t'elle.
    Hélène émit un léger rire. Dannah le leader du groupe était pensive, et après avoir partagé quelques mots avec Freïhr et sa sœur.
    — J'accepte, toutefois il nous faut rester prudents, les dangers peuvent être n'importe où.
    — C'est une sage décision, conclut Freïhr.
    Ils poursuivirent leur dernière ligne droite afin d'y arriver.
    — Voilà, nous y sommes, fit Freïhr, la forteresse d'Arizark.
    Les jeunes gens découvrirent, ce lieu pour la première fois, leur regard balaya cet endroit dans tous les sens. La forteresse avait été désertée, même inhabitée, elle était en ruine. Plus ils avancèrent, plus cet endroit semblait se montrer hostile. Elles étaient froides et tristes. C'est là qu'ils devinèrent qu'elle avait beaucoup souffert dans le passé, un passé qui les rendait émotives rien qu'à ressentir cette froideur, qui ressortait de ces murs, résultants au chaos, une bataille, ou plutôt un désastre.
    — Posons les pieds à terre, nous allons nous poster ici pour le moment, fit Freïhr en descendant de son cheval, Dannah vient avec moi nous allons faire le tour de la forteresse, afin de s'assurer qu'elle n'abrite aucune de menace.
    Chacun descendait de son cheval.
    S'étant assise sur une vielle pierre détachée de la bâtisse, Ashélia l'observa avec beaucoup de douleur, et partagea quelques mots avec Hélène et Amélia qui était tout de même sur leur garde.
    — Nous avons fait le tour, et il n'y a rien à signaler, rassura Freïhr. Nous pouvons nous y installer pour passer le restant de la nuit sans problème. Je vais m'installer sur les hauteurs de la forteresse, vers les meurtrières avec une vue imprenable sur le paysage afin de surveiller les environs. Je vous souhaite une bonne nuit, fit-il avant de partir.
    Dannah montait la garde de son côté et un moment donner dans la nuit elle observait Freïhr. Amélia ne disait rien, elle s'était endormie nette. Quant à Hélène, elle n'arrivait pas à s'endormir tant qu'elle avait froid, d'autant plus qu'elle était inquiète. Ashélia voyait qu'elle mourrait de froid, alors de sa propre initiative, elle avait rassemblé des morceaux de bois, et en utilisant sa magie chimérique, elle avait allumé un feu.
    — Tiens ! Ça te réchauffera fit elle, fit-elle en se collant à elle pour la réchauffer, ça va ! Tu as moins froid là.
    — Merci beaucoup Ashélia je ne sais pas ce que je ferai sans toi, tu es si gentil.
    — Oh ! Mais de rien, c'est tout à fait naturel. Tu aurais fait la même chose. Bon ! Bonne fin de nuit Hélène.
    — Toi aussi Ashélia, dort bien, et encore merci, fit-elle en commençant à dormir.

    Du haut de la forteresse, Freïhr était toujours aussi pensif rêvant des choses passées, et la fatigue finit par prendre le dessus, s'emportant dans un sommeil profond.
    À l'aube, Freïhr discerna des bruits pendant son sommeil. Il entendit des hennissements de chevaux, des claquements d'armure, et un tapement régulier et rapide faisant vibrer le sol, et c'était de plus en plus fort. Et par ce fait, il se réveilla en sursaut.

    — Les cavaliers en armure noire, cria Dannah qui était de garde.
    — Pas de panique Dannah, rassura Freïhr, allons réveiller les autres.
    — Ashélia, Dannah, réveillez-vous, cria Dannah.
    — Que se passe-t-il ? Fit Amélia qui venait de se réveiller.
    — Pourquoi tant d'agitation ? Fit Ashélia secoué par Dannah.
    — Ah... Je comprends totalement comment nous avons été repérés, fit Dannah en voyant le feu qui était encore chaud, laissant encore échapper de la fumée. Bravo les filles, continua-t-elle sévèrement. Hélène c'est toi qui as allumé ce feu ?
    —  Eh bien ! Fit-elle en cherchant ses mots pour se justifier, oui ! Je...
    — Non, c'est moi qui ai allumer ce feu. Hélène n'est pas de souche Sayanth comme nous. Elle avait très froid cette nuit, intervint Ashélia alors j'ai fait appel a la magie chimérique.
    — Je comprends que tu as fait ça pour son bien Ashélia, mais en attendant nous avons les ténèbres à nos trousses, et ils s'approchent très vite sur nous, et il est désormais trop tard pour en échapper.
    — Je suis désolés, fit elle vexé.
    — Il y a de quoi en être désolé, qu'allons nous faire maintenant.
    — Tu y vas un peu fort Dannah, fit Freïhr, feu ou pas il aurait quand même retrouvé nos traces. Il me semble, si je me souviens bien, lorsque le médaillon se manifestait, les ténèbres le retrouverais sa trace. C'est-ce qu'il s'est passé pour mon père.
    — Votre père, se questionna Dannah, n'a-t-il pas été trahi, et tué par ses hommes ?
    — En partie oui, mais quelqu'un d'autre était derrière tout ça, mais j'ignore qui. Donc les filles ne sont pas totalement en cause. Puis ce qui a été fait est fait, nous pouvons plus faire marche arrière, nous devons faire face. Toutefois... continua-t-il en réfléchissant, il y a encore de l'espoir pour vous. Pour vous échapper.
    Freïhr dégaina son épée.
    — Vous pouvez encore fuir. Prenez vos chevaux et partez, reprit-il, je pourrais les retenir.
    Les quatre filles ne réagissaient pas.
    — Allez, partez ! Fit Freïhr en haussant la voix.
    — Si tu y insistes, nous partons, fit Dannah, merci et bonne chance.
    Dannah suivi d'Amélia ouvrit la marche poussant leur monture au galop, et Ashélia qui était légèrement devancé par Hélène ferme la marche.
    — Hélène, fit-elle, en stoppant sa monture.
    — Il a un souci Ashélia, répondit-elle en ayant remarqué de l'amertume sur son visage.
    — Hélène, continua-t-elle, je ne suis pas le genre de personne à fuir le danger, et encore moins laisser une autre personne à l'affronter à ma place. J'ai déjà une dette envers lui, fit-elle en se retournant, il nous a bien aidés, alors je ne l'abandonnerai pas si lâchement. Je combattrai à ces côtés, qu'il le veuille ou non. N'es-tu pas d'accord avec moi ?
    — Non, je ne suis pas tout à fait d'accord avec toi, mais si c'est ton cœur qui parle, je te suivrai. J'espère pour toi que tu ne fais pas ça par la folie, tu mettras ta vie en danger, et nous risquerons d'avoir de sérieux ennuis.
    — Ne t'inquiète, je sais ce que je fais, et je ne changerai pas mon point de vu, fit-elle en faisant demie tour. Puis dans la foulée elle mit sa monture au pas de course.
    — Attends ! Tu... Euh... Je crois que je n'ai pas le choix de la suivre, se dit-elle en mettant également sa monture au galop.
    — Tiens ! Ashélia, et Hélène ne sont pas derrière nous, s'enquit Amélia. Dannah, Dannah, Dannah, fit-elle, arrête-toi. Ashélia et Hélène ne sont pas derrière nous, continua-t-elle.
    — Oh non, fit-elle en s'arrêtant net, faisant demi-tour pour rejoindre Amélia.
    — Nous avions dû chevaucher tellement vite que nous avions dû les laisser sur place, ou qu'elles nous cherchent.
    — Je ne suis pas de cet avis.
    — Ah, oui ? Qu'insinues-tu ?
    — Connaissant Ashélia, elle a dû faire demi-tour, afin d'aider Freïhr. Je m'en doutais qu'elle ne résisterait pas, je l'ai vu tout à l'heure sur son visage, puis ça l'embêtait de partir.
    Merci Amélia, d'être rendu compte, et de m'avoir fait arrêter. Faisons demi-tour, allons les rejoindre. J'ai eu tort d'accepter de fuir. J'espère que rien ne lui est arrivé. Allez, go fit elle en donnant un léger coup de pied dans les flancs de sa monture qu'elle mena le plus vite possible, tellement vite qu' Amélia eut de la peine pour la suivre. Entre-deux Ashélia, et Hélène qui avais remis les pieds à terre, avaient trouvé des armes part terre, dont elles appartenaient aux assaillants que Freïhr avait terrassés, et débutèrent le combat, prenant sur elles des ennemis. Le combat fut rude pour les jeunes filles pas très expérimentées par l'art du combat, mais elle se débrouillait. Elles menèrent un combat plutôt faible dans les coups, mais rapide et souple dans les mouvements. Se battant à ces côtes, Ashélia, essayait de prendre exemple sur la méthode de combat de Freïhr afin de venir à bout de ces ennemis, et elle le fit avec succès puisqu'elle en tuait quelques-uns.


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