Partie 2.4

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    Cassyfantasya
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    Partie 2.4

    Message par Cassyfantasya le Ven 11 Avr - 17:11

    — A vrai dire, reprit Cassandra, dès l'apparition d'Ancia nos soldats avaient retrouvé tout espoir à l'instant où elle combattait à nos côtés. Sa puissance était tellement grande qu'elle avait balayé une bonne partie des forces ennemies, et grâce à elle, nous avions achevé la bataille en une rude victoire. Bien qu'il fût dans une critique situation, Michka avait félicité et remercié beaucoup d'entre nous. La première chose qui lui venait à l'esprit était le médaillon qu'il tenait fermement dans sa main droite, et en ayant eu une courte réflexion, il avait appelé le roi Nicolas, qui lui, s'était agenouillé auprès de le afin de l'écouter. Pour ne pas puiser ses dernières forces inutilement, Michka lui avait donné le médaillon, et en ayant pris son temps pour parler, il lui avait expliqué que cet objet étant forgé par la voie des ténèbres ne pouvait être conservé sur ce monde à cause de ses grands pouvoirs chimériques, dont ceux-ci n'apportaient que la nuisance, liant tout ce qui pourrait l'entourer dans les ténèbres, et lui avait demandé de le détruire. Mais avant de l'avoir définitivement confié, il l'avait informé sur sa dangerosité, car en étant le neveu de Dorian, et en étant lui-même invocateur, il connaissait beaucoup de ces secrets jusqu'au lieu où il aurait pu être forgé. Le respect que le roi Nicolas avait envers sa demande était grand étant donné que sans réagir aux conséquences qu'il pourrait endurer, avait accepté cette honorable mission. Pour achever sa demande, il lui avait conseillé de se rendre au cœur de la montagne de l'Icehadès près de Minastritt la ville suprême d'Oblivion, et seules ses flammes pourraient mettre fin à son existence. Après ses précieuses informations, Michka lui avait fait part de son épée, vu que celle du roi Nicolas était brisée et il était en grand besoin pour protéger le médaillon contre la menace des ennemis qui pourraient possiblement croiser sur son chemin pour essayer de le reprendre. Avant qu'il plonge dans l'éternel sommeil, je lui avais appris la mort de kalaâne en plus de celle de nombreux soldats qu'il côtoyait, mais c'était sans remords puisqu'il savait qu'il allait les rejoindre dans l'au-delà. Après ses derniers mots d'adieux qu'il avait difficilement prononcés, il avait fini par s'éteindre dans mes bras. L'ayant serré contre ma poitrine, je l'avais pleuré à chaude larme et je m'étais lamenté en m'étant rejeté la faute, mais grâce à Aurore, j'avais réussi à reprendre mes esprits, et j'avais ordonné à des soldats d'emmener les corps sans vie de Kalaâne et de Michka, et de me suivre. A l'instant où je cherchais mon père, un soldat m'avait annoncé sa mort. Malgré que j'eusse encore le cœur déchiré, j'avais su rester forte en cachant mes émotions. Au lendemain de cette victoire, il fallait s'attendre aux cérémonies d'enterrements qui avaient eu lieu au temple d'Ancia. Bien que cette cérémonie était publique, mais dans le temple, seules les personnes importantes étaient présentes pour rendre un dernier hommage à ceux qui eurent péri pour la sauvegarde de ce monde qu'ils aimaient tant. Pendant mes adieux j'avais promis à mes parents et à Michka de prendre bien soin de l'héritage et avec le soutien de votre maman de prendre soin de notre nation, bien que la forteresse avait été gravement endommagée pendant la bataille, nous avions rapidement eu de grands projets de reconstruction.  Et j'avais fait également le serment à Kalaâne de m'occuper de toi Amélia, puisque sa mort avait fait de vous des orphelins étant donné qu'il y avait deux ans avant la bataille, Junaleska, ta maman, avait été poignardée par le malheur, et en raison d'un faible caractère, elle avait mis fin à sa vie, laissant ton père avec Alyosha et toi. Tu avais seulement trois ans lorsque je t'avais pris sous mon aile, vu que tu t'es retrouvé seul, à l'instant où ton grand frère avait été accueilli par une famille de haute dignité, dont celle-ci ne pouvait pas prendre tous les deux. Et c'était à la demande du roi Arthur et d'Aurore que je m'étais engagé à quitter le royaume de Saya dans l'intention de servir le royaume d'Han-Eltras. Voilà comment nous sommes tous arrivés à demeurer ici. C'était à la suite de cet événement que notre destinée eût changé, et que Dannah eût pris un chemin différent du tien, Ashélia.
    — Laissons le passé de côté pour le moment, dit Ashélia, nous sommes ici réuni proditons-en.
    Car nul ne sait ce que nous réservera l'avenir. La vie est si cruelle que j'aimerai savourer chaque bon instant que je vis.
    — Tu as raison rétorqua Cassandra, mais n'oublie le passé. Sache que c'est dans ce passé se cache notre vraie identité. Ce que nous sommes. Ne l'oublie jamais.
    — Je ne l'oublierai pas, dit-elle d'un ton déterminé.
    — Bien, je compte sur toi.
    Plus de la moitié de la journée fut déjà passée, remarqua Anne en regardant l'horloge qui meublait un coin de son salon.
    — Que diriez-vous d'un petit quelque chose à manger ?
    — Volontiers, accorda Cassandra.
    Tous acceptèrent sa proposition. Anne se leva et alla dans la cuisine afin de la leur préparer.
    — Je reviens, dit Dannah en se levant, je vais l'aider.
    — Tu es une bonne fille, dit Cassandra, ta maman sera ravie.
    Il sufdit de quelques minutes afin qu'elles reviennent avec des choses à manger. Puis regagnant chacune leur place elles se restaurèrent.
    — Que s'est-il passé ensuite, dit-Ashélia ? Qu'est-il advenu du roi Nicolas ? Comment avait-il pu échouer près du but ?
    — Anne, je te laisse le privilège de leur raconter la suite ? Ici je ne peux pas t'aider, d'autant plus qu'une partie de cette histoire te concerne.
    — Oui effectivement, cela me concerne, et la suite de cette histoire je la tiens seulement d'un témoignage. D'un soldat de haut rang proche du roi Nicolas, et c'est à partir de sa parole que je vais poursuivre. Laissez-moi un instant que je grignote un morceau avant de poursuivre.
    — Naturellement, dit Cassandra, prends ton temps nous nous ne sommes pas pressés.
    — Merci, reprit Anne après avoir vidé sa bouche. Selon ce soldat, le roi Nicolas, suivi de son armée avait bien quitté Heimdwekée pour se rendre à la montagne de l'Icehadès dans le but de détruire le médaillon, comme il en avait fait la promesse, mais il y avait un aléa. Dès qu'il s'était éloigné de la ville fortifiée, il s'était arrêté un moment afin de jeter un coup d'œil loin derrière lui. Son regard pensif distinguait à peine les silhouettes de la forteresse et du temple qui dominaient la ville, et cette instance sa mémoire était en présence de ses amis auxquels il rendait hommage. Le roi se sentait à la fois fort et fier sur le fait d'avoir terrassé le pire ennemi de la Grande-Alliance, mais son cœur était triste, car beaucoup d'âmes y avaient laissé la vie, surtout pour des âmes qui lui étaient familières dont il ne reverrait plus leur visage hormis dans ses souvenirs.
    — Ce qui me parait naturel, interrompit Ashélia.
    — Que cela peut être douloureux la guerre, dit Hélène émue.
    — Oui, effectivement la guerre c'est douloureux, affirma Anne, nous perdons toujours des êtres qui nous sont chers. Mais sous certaine circonstance nous devions faire avec, c'est le destin qui juge ainsi.
    — C'est là que je m'aperçois que notre vie ne tient qu'à un fil, dit Ashélia avec remords.
    — Oui, ma fille, la vie est un dur combat, même pour les plus grands. Je continue. Une grande inquiétude s'était penchée vers le médaillon qu'il tenait autour de son cou auprès de celui qui abritait sa créature chimérique, mais en ayant repensé à sa promesse dont il en était honoré, sa force de vaincre avait pris le dessus, renforçant son moral, car la guerre n'était pas encore terminée. Cette aventure s'annonçait longue puisqu'en plus de devoir supporter ce maudit objet dont il était conscient de ses dangers, il devait traverser le royaume de Xénas-Xion, Han-Akand, et celui d'Han-Era pour seulement arriver à la frontière de son royaume, dont l'Icehadès s'y trouvait au nord-ouest. Comme tout autre mortel, la peur l'envahissait, mais pour le bien tous, il restait silencieux hormis pour donner les ordres. Il s'était montré indifférent. De retour au conscient, il avait fait ses adieux une dernière fois.  Mettant son cheval au galop, il avait  regagné sa place en tête de son armée afin de la mener pour mettre un terme à cette guerre, et que chacun puisse rentrer chez soi. Mais cet aléa était ce médaillon. Plus il s'approchait de sa destination, plus le médaillon se montrait capricieux. Chaque jour qu'il le portait, celui-ci devenait un fardeau de plus en plus lourd à porter.
    — Cela m'inquiète beaucoup, s'enquit Ashélia, étant donné que je suis son nouveau porteur. Je serai bien curieuse des choses qu'il peut faire et ce qu'il pourrait nous faire endurer. Que s'est-il passé au roi Nicolas ? Est-ce le médaillon qui la tué ?
    — Je vais être franche avec toi Ashélia, continua Anne, ce médaillon est véritablement une calamité. Un objet très dangereux. Oui ce médaillon peut prendre la vie de son porteur, mais pas seulement la vie de son porteur, il peut détruire tout ce qui l'entoure. Un grand pouvoir y est emprisonné. C'est pour cela qu'il doit à tout prix quitter ce monde, avant qui ne fasse de nouveau dégât. Il est si imprévisible qu'à tout moment il peut se manifester.
    — C'est très rassurant, dit ironiquement Ashélia, et sous quelle forme il se manifeste ?


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