Chapitre 3

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    Chapitre 3

    Message par Admin le Mar 8 Avr - 20:59

    Cela faisait quatre jours qu'Aurore avait quitté Saint Poladeléa. Etant passée par les terres d'Elven, et de Norac elle avait traversé la forêt d'Eliandre, et continuant vers l'Est, elle parcourut les terres Eowil effleurant la ville de Belfalas et de Bélélias, passant par la montagne de Northmoria. Empressée par le temps, elle avait maintenu sa monture au pas de course. Sous un beau ciel matinal, elle traversa les prairies à vive allure, s'en prendre le temps de ressentir la douce atmosphère. Aurore ralentissait sa monture au pas de marche, car elle arrivait dans la zone civilisée de Mémoria, dont elle croisa les premières personnes. Des gardes étaient postés devant l'entrée de la propriété, dont un portail en fer forgé était grand ouvert. Une clôture en pierre surmontée d'une élégante structure conçut également en fer forgé limitait la propriété. A première vue, l'aspect esthétique du domaine était confondu à un monument religieux avec son architecture gothique et romaine. Le bâtiment principal dominait l'immensité du parc. Sa silhouette blanche et verte était imposante, tenant sur plusieurs étages. En plus de son apparence de cathédrale, le bâtiment était fortifié de pierre massive telle qu'une forteresse. Les murs étaient couronnés de cristaux d'émeraude en forme géométrique faisant office de toiture. Bien que ce ne fût qu'une bibliothèque, elle était bien gardée étant donné que le plus grand joyau de ce monde se trouve en ce lieu. A vrai dire, Mémoria était une bibliothèque spéciale, même très spéciale, car le terme exact pour définir ce lieu est le mot cité. Bien que le domaine était réservé pour le public pour son côté attractif et ludique, des habitations étaient réservées pour son personnel et sa famille, et pour leur bien-être, une zone commerciale et d'activité avait été conçue. Du haut de sa monture, Aurore observait autour d'elle. Elle remarquait que le parc était toujours aussi beau et fréquenté. Et avec de la chance, le beau temps était au rendez-vous. Les fontaines étaient en fonctionnement, les bassins étaient conquis par les enfants qui adoraient jouer à l'eau. Les fleurs, les arbres et autres belles choses étaient admirés par les promeneurs. Les bancs et les pelouses étaient occupés. Certains lisaient, et d'autres flânaient. Il y avait beaucoup de monde qui faisait différentes choses. C'est un milieu bien vivant et animé. Beaucoup serait surpris et émerveillé en pénétrant dans ce lieu, mais pas pour Aurore du fait que c'était une habituée des lieux. Arrivée à la hauteur du bâtiment, Aurore stoppa sa monture

    — Hey ! salut Aurore, fit un jeune homme qui s'était précipité pour l'accueillir. Il est toujours aussi beau ton cheval, dit t'il en le caressant.
    — Tiens quelle surprise de te revoir William.
    — C'est moi qui devrais être surpris, rétorqua t'il, alors comment va tu ? Que sont les nouvelles du royaume de l'ouest ?
    — Eh bien moi ça va ! Et le royaume de l'ouest se porte à merveille, et toi comment vas tu, que deviens tu ?
    — Je vie toujours dans cette cité avec mes parents, ma mère tiens toujours son auberge, et mon père et moi nous tenons toujours nos écuries, on s'occupe des chevaux des visiteurs. C'est la routine. Et d'ailleurs pendant que j'y pense, puisque tu fais une halte ici, veux-tu que je m'occupe du tien.
    — Je vois que vous n'avez pas changé. Oui tu peux volontiers, mais je n'aurai pas de quoi payer. Je suis partie tellement vite que j'ai oublié de prendre de l'argent.
    — Ne t'en fais pas je le fais de bon cœur,  acquiesça t'il d'un sourire.
    — Par contre, j'ignore pour combien de temps j'en ai, car j'ai une recherche importante à faire et je risque d'être longue. Cela peut me prendre des heures voir même quelques jours
    — Ne t'inquiète pas, tu connais la maison, je n'ai pas déménagé.
    — Oui, et si je me souviens bien tu habites juste en face.
    — On se donne rendez-vous chez moi alors.
    — Si ça ne vous gêne pas, je ne suis pas contre.
    — Ça sert à ça les amis, et ça me ferait mal au cœur de voir ce beau cheval tout seul sous une nuit froide, sans eau ni nourriture. Allez viens avec moi ma belle, fit t'il en la caressant pour la rassurer, tu vas dormir à la maison, on va bien s'occuper de toi. Et toi ça va aller ? Ne veux-tu pas que je t'apporte de quoi manger ?
    — Merci William, mais cela ne sera pas nécessaire. J'ai tout ce qu'il me faut dans mon sac, mais quand j'aurai fini je passerai vous voir.
    — C'est comme tu le sent. Je te dis bonne recherche et à bientôt.
    — Merci !  Passe le bonjour à tes parents de ma part.
    — Je n'y manquerai pas.

    Suite à cet accord, Aurore le laissa partir avec sa jument, l'observant un moment, puis elle se dirigeait vers les marches qu'elle monta le cœur rassuré. Se mélangeant à la foule, Aurore, traversa le seuil de la porte. Elle admirait et effleuré du bout de ses doigt, les portes en bois en chêne massif, sculpté de beau dessin. Elles étaient grandes ouvertes. Après avoir fait quelques pas, elle s'était arrêtée un moment pour observer les beaux vitraux dont elle ne se lassait pas de les regarder. Ces vitraux l'avaient toujours fasciné, non pas seulement pour ces couleurs et ces dessins, mais pour son histoire et leur beauté. Elle était pensive. Puis à peine sortie de ses lointaines pensées, une voix l'appela. Quelqu'un l'avait reconnu.

    — Aurore, entendit-elle à plusieurs reprises.
    Elle tournait sa tête dans tous les sens, afin de trouver qui était l'auteur de cette voix. Et après quelque minute, elle finit par le trouver. Un homme d'âge moyen se trouvait sur les hauteurs de la bibliothèque. Du haut du premier étage, cet homme lui faisait des signes avec ses mains afin d'attirer son attention.
    — Professeur Archibald, se dit-elle ?
    Elle alla à sa rencontre, et engagea une conversation en tournant du sujet délicat.
    —  Je te propose d'aller dans la chambre des archives, qui se trouve dans les étages supérieurs. Ici tu trouveras tout ce dont tu as besoin, et nous serons en sûreté afin de continuer à parler.
    — Halte firent des gardes, qui se trouvaient devant les portes de la chambre, nous sommes désolé professeur Archibald, mais cette jeune femme ne peut y entrée, elle n'a pas accès à cette pièce.
    — Je la prends sous ma responsabilité.
    — Vous ne pouvez pas la prendre sous votre responsabilité, le règlement est formel.
    — Que faites-vous professeur, s'enquit Aurore
    — Je vais trouver une solution, laisse-moi y réfléchir. Je sais que les personnes qui ont accès son des archivistes, des historiens, les scientifiques, les cartographes, et d'autres personnes compétentes dans le domaine du savoir, ainsi que les personnes de haute importance et les dirigeants. Eurêka ! Aurore, tu corresponds aux critères. Donc..., tu peux franchir les porte.
    — Je ne saisi pas très bien. Où souhaitez-vous en venir, professeur ?
    — Bien que tu sois jeune, tu as beaucoup de compétence dans le domaine du savoir. Ta fonction de base est enchanteresse. Et tu fais partie d'une lignée royale. Celle d'Han-Eltras.
    — Tu crois que ça va marcher.
    — Fais-moi confiance ça marchera et on passera les portes.
    — Au pire je rentrerai de force, dit-elle pour plaisanter, je suis enchanteresse. Je peux persuader les gens.
    — Vaut mieux éviter. Garde, dit t'il d'un air sérieux, bien que je connaisse le règlement je souhaite l'entendre de votre bouche, afin de savoir s'il y eut des changements.
    — Il n'y a pas eu de changement, le règlement est toujours le même. Les gens qui ont accès sont des dirigeants, et des personnes de haute importance, et également les personnes...
    — Tel que, interrompit le professeur, des archivistes, des historiens, les scientifiques, des cartographes, et autres dans le domaine du savoir.
    — Oui ce n'est pas le tout. Il faut être également muni d'un passeport, et reconnu de la bibliothèque. Où voulez-vous en venir ?
    — Hé bien cette jeune fille que je connais depuis sa tendre enfance, et elle répond à ces quelques critères sauf qu'elle n'est pas munie d'un passeport.
    — Continuez, quels sont ses critères ?
    — Cette jeune femme est enchanteresse, elle est source d'une lignée royale, cela vous suffit-il ?
    — Quelle est votre identité demoiselle, demanda le garde d'un air méfiant, et uniquement la jeune femme qui doit répondre ?
    — Je suis Aurore fille d'Elohwny et de Luciâne, voici mon pendentif royal.
    — Tu me sembles dire vrai. Qui est Aurore, se marmonna t'il, ce nom me dit quelque chose. Ne serais-tu pas l'élève de l'enchanteresse Félicia ?
    — Oui je le suis... Euh... Enfin, je l'étais rectifia t'elle.
    — Pardonnez-nous demoiselle Aurore, vous pouvez franchir les portes.
    Poursuivant leur conversation, le professeur l'orienta vers un archiviste afin d'être informé et dirigé vers les documents qu'elle cherchait.
    — Ici, fit l'archiviste, sont stockées des archives écrites par des écrivains, des archéologues, des historiens, des savants, et par des gens de hautes personnalités, parlant de leurs victoires et défaites ainsi que des événements qui avaient marqué leur vie. Alors, il y a des chances de trouver ce que vous voulez Aurore.
    Aurore fouilla et feuilleta des livres, des documents, elle y trouvait de tout. Elle était orientée dans la bonne colonne, car elle trouvait des choses qui touchaient à ses attentes L'archiviste reparti à ces occupations après avoir été remercié. Puis elle échangea quelques mots avec Archibald.
    — Professeur pouvez-vous m'accorder un moment de solitude s'il vous plaît ? Cela ne vous déranges t'il pas ?
    — Biensur, Aurore, je te comprend pleinement. Si tu as besoin de moi, je ne serai pas loin.
    — D'accord merci pour tout.
    Elle prit désormais ce moment de solitude afin de chercher et d'étudier tranquillement.

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