Partie 12.1

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    Cassyfantasya
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    Partie 12.1

    Message par Cassyfantasya le Lun 14 Avr - 12:04

    Sous le regard de sa sœur aînée, Ashélia se tortillait dans tous les sens, sa peau était humidifiée de sueur, elle avait très chaud, et d'un moment inattendu elle se réveilla d'un bond, poussant un hurlement. Encore sous le choc, son corps fut tétanisé, sa respiration réagissait comme si elle avait couru.  Elle était essoufflée. Sitôt Dannah l'avait câliné, lui  caressant le visage afin de la rassurer.
    — Calme-toi Ashélia, tu as dû faire un horrible cauchemar, dit Dannah d'une voix apaisante, calme toi, je suis là, tu es en sécurité ici.
    En regardant autour d'elle, elle réalisa qu'elle était en compagnie de sa sœur dans une chambre, allongée dans un lit.
    — Où suis-je ? dit Ashélia encore essoufflée et souffrante.  Pourquoi ai-je si mal ? Que m'est-il arrivé ?
    — Tu es à Laenaya. Cela fait à peu près deux semaines que nous attendons ton réveil.
    — J'ai dormi pendant deux semaines, s'étonna-t-elle.
    — Oui, tu as bien compris, et il y avait de quoi. Tu as subi un empoisonnement lors de ta confrontation avec Shaitâne. Son arme comportait du venin. Et Dieu merci,  Saya est intervenu pour te maintenir en vie juste à temps, afin de recevoir les premiers soins effectués par Amélia, en achevant par les soins experts de notre grand-mère.
    — Shaitâne me veut du mal ? Mais pourquoi ?
    — Des hommes portant l'emblème du dragon nous pourchassent depuis Saint-Poladeléa, et Shaitâne est l'un d'entre eux. Il nous traque, car nous possédons une chose qu'il convoite, et apparemment  elle aurait de la valeur à ses yeux.
    — De quoi parles-tu ?
    — Nous sommes passés par Freynésis, et nous avons rencontré Freïhr. Il t a sauvé des mains des malfaiteurs.
    Vu son visage, il semblait qu'elle ne s'en rappelait pas.
    — Tu n'as tout de même pas oublié la fameuse forteresse d'Arizak, tu étais si angoissée par l'image qu'elle reflétait. Cette tristesse, cette froideur qu'elle dégageait. Puis c'est ici que nous avons eu notre combat contre Shaitâne. Tu ne te souviens pas ?
    — Non je ne me souviens de rien. Comme si cet événement ne s'était pas produit.
    — Aurais-tu perdu la mémoire ? Sais-tu qui nous sommes ?
    — Oui bien sûr, je suis Ashélia, et toi ma sœur Dannah, je sais qui nous sommes, mais de cette fameuse aventure, je n'en ai pas le moindre souvenir.
    — Pourtant, j'aurais juré que c'était de ton conscient que tu avais pris l'initiative d'utiliser la magie chimérique afin de nous parler et de nous aider à fuir Shaitâne et ses soldats dans la forêt de Laloria. D'ailleurs, au niveau du fleuve Lathéria, tu l'avais sévèrement défié, et cela m'avait bien surpris. Tu l'avais littéralement remis à sa place. Je pense qu'il n'a pas dû digérer sa deuxième défaite.
    — Ah oui ? J'aurais fait ça ? Je pense que c'est Saya qui a dû agir de son plein gré, afin de vous protéger. Je le répète que je n'en sais rien de la magie chimérique et je ne sais mêmes pas comment ça marche. Même en me forçant, je n'ai pas le moindre souvenir.
    — Je trouve ça bizarre, tu me surprendras toujours. A moins que...
    Dannah pensa au médaillon, qu'elle eut l'idée de sortir.
    — Reconnais-tu cet objet.
    Ashélia focalisa toute son attention sur le médaillon, et eut un violent flash dans sa tête lui révélant plein de choses. Cela lui tortillait l'esprit. Elle en avait mal à la tête. Par l'intermédiaire de sa pensé, il lui montra des images de l'aventure mixée à de chose ténébreuse, qui sortait de son cauchemar. Prit de peur Dannah, isola le médaillon de la vue de sa sœur.
    — Ça va ? S'enquit-elle. Je suis désolé. Je ne me doutais pas une seule seconde qu'il allait agir d'une telle sorte.
    — Ne t'en fais pas, je vais bien. dit-elle d'un sourire pour la rassurer. Maintenant tout est clair dans ma tête. Je crois que j'ai retrouvé la mémoire. Hormis un détail, comment aurai-je pu utiliser la magie chimérique, or c'est une chose que je ne sais pas maîtriser. Cela m'intrigue cette histoire. En tout cas, je serai curieuse de savoir.
    — Je pense le savoir, Ashélia, car tu as eu recours à cette magie à plusieurs reprise et sans te rendre compte comme il me semble comprendre. La première c'était dans l'auberge de Freynésis contre la bande de malfaiteurs avant de t'évanouir avec l'intervention de Saya qui avais sectionné la chaine étant donné c'était de la mauvaise magie, puisqu'elle sortait du mauvais médaillon. Ta magie c'était également révélé à la forteresse d'Arizak contre Shaitâne, puis une nouvelle fois contre le même agresseur auprès du fleuve de Lathéria où tu l'avais complètement mit une racler. Tu as cette maîtrise dans ton sang. Il ne sufdit que d'y croire. Puis... tu as le cœur si pur que ta chimère croit en toi. Elle et toi ne font qu'un. Et tant que tu as cet esprit de pensé, ta magie t'offrira aucune limite. En tout cas retient cette règle d'or, ancre-la bien dans ton esprit. La magie chimérique est un usage de défense en cas de dernier recours. C'est un moment où le conscient communique avec le subconscient. Même si tu ne sais pas l'utiliser, elle sera toujours en toi. Et dans le cas comme le tien, la magie sort de tes entrailles. Au plus profond de ton cœur. Si tu as confiance en ta chimère, ta chimère aura confiance en toi, et s'offrira à toi quelques soit la situation. Elle est là pour t'aider. Par contre, dans le cas échéant, si tu la trahis une fois elle se doutera de toi et refusera de t'aider, jusqu'à t'abandonner une fois pour toutes, car elles n?ont pas été créé pour faire le mal. Donc attention de ne pas trahir sa confiance. Car cela peut te couter cher, même te ôter la vie. Qui ne sera pas ton cas, à moins que tu changes durant cette aventure, mais je n'y crois pas de trop. Puis nous sommes là pour te protéger. Au moindre faux pas on te remettra sur le droit chemin. Avec ce maudit médaillon ne nous somme pas au bout de nos surprises.  
    — Merci Dannah, ce que tu viens de me dire m'a beaucoup ouvert les yeux, car je n'en avais pas la moindre idée de la manière que j'aurais pu y avoir recourt, cela est très impressionnant.
    — Oui elles le sont. Veux-tu savoir autre chose pendant que nous abordons le sujet.
    — Je pense que tout est clair, toutefois j'aimerais sortir. Je souhaite prendre l'air et de me dégourdir les jambes. Ne veux-tu pas m'aider à me relever s'il te plaît.
    — Oui bien sûr, mais ne devrais-tu pas rester au lit, car tu viens seulement de te réveiller, et tu sembles être encore un peu faible.
    — Ne t'inquiète pas je vais bien. Je souhaite simplement prendre l'air sur la terrasse.
    — D'accord si tu y insistes.
    — Où sont mes vêtements ? dit-elle en se levant.
    — Assieds-toi sur le bord du lit, je vais te chercher ça.
    Dannah chercha des vêtements dans son sac.
    — Tiens essaie ces vêtements, dit-elle en le lui donnant, je crains que ça va être légèrement grand sur le fait que je suis plus grande que toi, mais ça fera l'affaire, continua-t-elle en l'aidant à s'habiller. Ça te va bien finalement.
    — Merci Dannah.
    Sortant de la chambre elles longèrent le couloir principal, et descendirent des escaliers qui les menèrent dans la salle principale.
    — Veux-tu manger un peu avant de sortir ?
    — Oui pourquoi pas ?
    — Installe-toi je vais te chercher ça.
    — D'accord.
    Dannah lui prépara à manger, et lorsque ce fusse prêt elle lui apporta.
    — C'est drôlement bon. Tu fais toujours aussi bien la cuisine Dannah, lança-t-elle après avoir englouti quelques bouchers puis elle se régala.
    — Merci. Ça me va droit au cœur.
    Puis elles poursuivirent une conversation sans importance. Après qu'Ashélia ait fini de manger, elles se rendirent dehors sur la terrasse vue dominante sur le jardin. Ashélia huma l'air avec amertume.  Et se posa un moment dans le silence, contemplant le magnifique jardin. Elles se remémorent des choses qu'elles avaient faites ensemble. Parfois elles rirent.
    — J'aimerais tellement dans notre demeure à Saint-Poladelea, dit Ashélia avec nostalgie. Comme avant. Comme si de rien ne s'était passé.
    — Tu sais... j'aimerai avec le plus grand plaisir, mais je crains que cela ne soit pas possible, répondit-elle d'un air triste. Je sens que ce périple ne fait que commencer. Nous avons une mission à accomplir. Je possède désormais le médaillon en attendant que tu ailles mieux. J'ai bien peur que nous n'ayons pas d'issue.
    D'un seul coup,  d'un moment de surprise, Ashélia réceptionna Hélène dans ses bras.
    — Alors comment vas-tu ? Dit Hélène excité de la revoir.
    — Attention Hélène n'y va pas trop fort, elle vient seulement de se rétablir, elle reste encore fébrile.
    — Merci, Dannah, mais ne t'inquiète pas je vais très bien, lança-t-elle d'un sourire, puis ça  me fait également plaisir de les revoir.
    — Mouai..., dit-elle en tournant ses yeux. Même si elle allait très mal, elle dirait qu'elle va très bien, pourquoi devrais-je m'inquiéter alors, marmonna-t-elle.
    — Que dis-tu ? répliqua Ashélia.
    — Oh rien, je disais que c'est formidable que tu allais mieux, rétorqua-t-elle ironiquement.
    — Hélène eut une peur bleue pour toi Ashélia, se révéla Amélia qui l'avait timidement salué.
    — vraiment ?
    — Oui, j'étais légèrement inquiète depuis le moment que tu as été blessé, surtout quand nous sommes montés dans la chambre, et qu'il n'eut personne, à cet instant je me suis imaginé plein de choses.
    — Non, pas à ce point-là, dit Ashélia gloussant d'un rire.
    — Figure-toi oui, j'y ai cru, imagine-toi à ma place, d'être à la fois excité et anxieuse à la fois.
    — Pardon.
    — Oui, mais ça va, cette tension n'avait pas duré si longtemps que ça, intervint Amélia.
    — Si on n'avait pas croisé le garde nous annonçant qu'Ashélia, serais sur pied et qu'elle se trouvait ici avec Dannah, oui s'aurait pu durer longtemps.
    — Merci Hélène, tu es une très bonne amie, dit Ashélia.
    Et la pris dans c'est bras.
    — Merci encore pour ton soutien, dit-elle à l'oreille.
    — De rien c'est normal. N'oublie pas que je suis ton Gardien.
    — Oui, tu es un bon Gardien.
    — Alors comment c'était  comment votre petite balade en ville, dit Dannah en changeant de sujet de conversation.
    Hélène et Amélia parlèrent chacune leur tour, mais Ashélia,  plongé dans ses pensées, elle ne les écouta pas. Elle était ailleurs.
    — Où sont Freïhr et Sylvania, dit-elle, hors sujet de la conversation, je ne les ait pas vu, vont-ils bien ?
    — Oui, ils vont surement bien, intervint Dannah, et rassure-toi, ils ne sont pas là parce que notre grand-mère, les a envoyés en mission sur e royaume d'Era afin de livrer un message, car Aurore avait demandé de réunir tous les royaumes afin de mener un conseil pour nous venir en aide.
    — Et quelles sont les nouvelles d'Aurore, a-t-elle réussi à querir le soutien de Félicia.
    — Eh bien..., dit-elle d'un visage fermé cherchant ses mots.
    Elle eut un blocage.
    — Que s'est-il passé ? Raconte-moi ? Vu les traits sur ton visage, il s'est passé quelque chose de très grave ? Aurore, serait-elle morte ?
    Pas de réponse.
    — Allez dis-moi, insista-t-elle.
    — Ne t'inquiète pas Aurore va bien. Elle est ici et Félicia également. D'ailleurs à cette heure-ci elle doit être avec notre Grand-mère, afin de préparer le conseil.
    — Elle a réussi finalement, alors où est le problème. Pourquoi prends-tu une tête d'enterrement.
    — J'ai eu une conversation avec Aurore, et la situation est bien pire que nous le pensions.
    — Qu'entends-tu par pire ? Shaitâne est si redoutable que ça ?
    — Ce n'est pas Shaitâne que nous devons redouter le plus. Mais son père.
    — Dorian ?
    — Oui..., Dorian.
    — Mais ce n'est pas possible. Cela doit être surement une erreur, nous le savions tous qu'il est mort.
    — Oui, je sais que cela peut te paraitre absurde, mais Aurore l'a vue de ses propres yeux, et selon elle, il serait la source de tout ce mal.
    — Comment est-ce possible ?
    — Avec ce médaillon conçu de ses mains nous pouvons nous y attendre à tout.
    — Oui, mais Puisqu'il est mort, sous quelle forme se représente-t-il ?
    — Selon Aurore, il se représente sous la forme charnelle du roi Philipe. Comme elle disait, ils ont dû conclure un pacte.
    — Quel enfoiré ce Dorian, il l'a dû fortement menacer pour qu'il accepte.
    — Oui, et ce n'est pas le tout, la demeure de Félicia avait été prise pour cible, car elle avait été dénoncée par Shaitâne.
    — Il a été jusqu'au point de dénoncer sa sœur, cet ordure. Quelle gloire le pousse à faire cela ? En tout cas, il le payera tôt ou tard.
    — Félicia aurait aidé un prisonnier, du moins un ami à fuir de l'emprise de son père. Et du coup il avait une certaine méfiance auprès d'elle. De ce fait, il avait placé des espions dans sa demeure afin de la surveiller, suivre ses moindres agissements qu'elle aurait pu avoir avec l'extérieur, la soupçonnant d'être avec la grande-alliance. Quant à ce jour, où Aurore avait demandé son soutient elle ne s'imaginait pas à tomber dans un piège. Elle avait manqué de prudence, puisque sitôt informer par ses espions Dorian était là devant elles. Tu connais leurs capacités.
    — Oui, ce sont deux brillantes enchanteresses, et d'ailleurs Félicia fut la meilleure.
    — Je suis d'accord avec toi, et à en croire Aurore, elles ont été confrontées à un rude combat. Un combat tellement rude qu'elles ont été forcées de fuir.
    — Elles ont toutes les deux fui, donc il s'avère qu'il est très puissant ce Dorian. Là c'est très problématique. Nous avons à faire à un adversaire très redoutable.
    — Oui... Et tu as compris. Voilà où je voulais t'emmener. Je t'ai raconté tout ça, c'est dans le seul but que tu prennes conscience de la situation. Mais apparemment tu as l'air bien de la comprendre. Puis, il y a encore une chose que je ne t'ai pas encore dite.
    — Oui ? Qu'est-ce donc ?
    — Je vais être franche et directe avec toi. Félicia a été sévèrement blessée. Elle montre quelques écorchures et brûlures sur sa peau, et elle a subis des écrasements des os du fait qu'elle s'est faite projeté à plusieurs reprises contre le sol et les murs. Mais ça va ses jours ne sont pas en danger. Si tu veux nous pouvons aller la voir. Je pense que ça lui fera plaisir.
    — Oui tu as raison. Maintenant, d'après tout ce que je viens d'entendre, nous avons à faire à un gros monstre sans scrupule et sans cœur. De là à vouloir tuer sa fille, c'est un acte ignoble. J'ai hâte de lui mettre la main dessus de le lui faire payer cet acte.
    — Calme-toi Ashélia, patience, nous avons tout de même un avantage tant que son médaillon est entre notre possession.
    — Effectivement, et il doit être fou de rage en ce moment.
    Puis elles poursuivirent de parler changeant de sujet de conversation, et quelque temps plus tard Hélène fut distraite par ce qu'elle voyait au lointain.
    — Dannah, regarde derrière toi.
    — Oui qu'est-ce qu'il y a Hélène ?
    — Ne serait-ce-t-il pas des soldats de Saya là-bas ?
    — A en croire leur uniforme et leur emblème, il y a nul doute que c'est eux. Le pégase est le symbole de Saya. Puis il y a d'autres personnes importantes qui ont dû arriver. Je reconnais l'emblème du cygne blanc porté par les soldats de Sylva et l'emblème qui uni le faucon et le condor sur les armures des soldats de Xénas-Xion. S'ils sont c'est pour le conseil. Venez nous allons nous rapprocher.
    — Si les soldats sont là, Maman, dois être dans le coin, dit Ashélia suivant ces compagnons.
    Les gens étaient mêlés entre eux, et dispersés dans la cour du domaine. Elle ne c'était pas tromper lorsque leurs regards se croisèrent. En voyant sa fille, Anne se détacha des gens avec lesquelles est parlait et s'avança vers les jeunes filles.
    — Ashélia, comment vas-tu ? Dit-elle en la réceptionnant dans ses bras.
    Puis elle porta son attention sur les autres jeunes filles.
    — Et vous, vous allez bien.
    — Oui très bien mère, répondit Dannah tel qu'une doyenne du groupe.
    Anne se tourna vers les gens avec lesquels elle était en conversation.
    — Arianwen, peux-tu cela ne te dérange pas que je passe un moment avec mes filles. Et de reporter notre conversation à plus tard.
    — Non, cela ne me dérange pas, ne t'inquiète pas, je vais accueillir les autres membres du conseil. D'ailleurs, je vois qu'il y a les hommes du royaume d'Han-Eltras qui arrive.
    — Mon père ?
    — Oui sans doute, je par les accueillir.
    — Merci. J'irais le voir tout à l'heure quand j'aurai fini avec mes filles.
    — D'accord, Anne.

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